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___ La plume verte ___née du ciel bleu et du soleil jaune, verte comme la page blanche |
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11月28日 Arithmétique ![]() On m'a dit récemment : "Vous êtes encore jeune, vous avez de la chance". C'était une personne plus âgée que moi qui parlait. Pourtant, moi je vois bien, et les autres le constatent aussi ( sauf ceux qui me connaissent depuis très peu de temps ), que je n'ai jamais été aussi âgée qu'aujourd'hui !! (?) ![]() Une chose est sûre : individu ou humanité, on peut encore é-vo-lu-er !! A nos outils... ! En douceur... Des fils, des accords, des cordes (1)
Le tricotis de lettres est la seule image qui ne vient pas de crestock.com, elle vient de là : http://www.jce-larochelle.org/Bout-d-ficelle-art50.html
Le quatrain figure dans "Assassinat d'un garde" de Marcel Cohen : "Gouvrion rappelait ce quatrain attribué à Alain Chartrier et que, sans doute, connaissait le bailli : Quand un cordier..., etc... " 12月6日 Au feuPour illustrer la paix du foyer... un extrait de "La guerre du feu" ( JH Rosny) : La vie du Feu avait toujours fasciné Naoh. Comme aux bêtes, il lui faut une proie : il se
nourrit de branches, d’herbes sèches, de graisse ; il s’accroît ;
chaque Feu naît d’autres Feux ; chaque Feu peut mourir. Mais la stature d’un Feu est illimitée, et, d’autre part,
il se laisse découper sans fin ; chaque morceau peut vivre. Il décroît lorsqu’on le prive de nourriture : il se
fait petit comme une abeille, comme une mouche, et, cependant, il pourra
renaître le long d’un brin d’herbe, redevenir vaste comme un marécage. C’est
une bête et ce n’est pas une bête. Il n’a pas de pattes ni de corps rampant, et
il devance les antilopes ; pas d’ailes, et il vole dans les nuages ;
pas de gueule, et il souffle, il gronde, il rugit ; pas de mains ni de
griffes, et il s’empare de toute l’étendue... Et un album photos... 11月25日 EssaiNe rien dire, mais avec des fleurs ( simple essai de billet, pour voir si je sais encore... et rappeler qu'après l'hiver... le printemps revient ) 9月23日 Terre Ce blog aurait peut-être l'idée d'être réensemencé... Labour à la bourre Labeur à son heure Qu'apporte le vent Des graines et du temps 5月12日 Tu ne t'aimes pas de Nathalie Sarraute
– Ce manque de « conscience de soi », cette impossibilité de savoir qui nous sommes, nous fait parfois accomplir d’assez étonnantes performances quand nous nous trouvons en face d’une de ces personnalités conquérantes qui, elle, ne sait que trop bien qui elle est... – Parmi toutes nos prouesses de ce genre il y en a une ... c’est peut-être la plus belle... – [...] – Et elle nous a invités à passer seuls avec elle un mois de vacances. – Certains ici étaient surpris... – Certains étaient flattés... – Vous qu’à tout bout de champ envahit l’humilité vous étiez agités...En quoi avons-nous plus que d’autres mérité ?... Serons-nous à la hauteur ? – [...] – On s’était tous mis à trembler... Nos comités se réunissaient en tout hâte, se concertaient... il n’y a pas un instant à perdre... il faut qu’un de nos délégués...Ah mais voilà, quel délégué ? Qui a-t-elle voulu inviter ? Qui désire-t-elle rencontrer ? Qu’attend, qu’espère-telle ? – [...] – Mais nous n’étions pas à court pour lui donner ce qu’elle cherchait...Chez nous on peut trouver de tout...il y a en nous tant de rayons avec tant de produits de toutes sortes... – Nous pouvons fournir à la demande... – [...] – C’est que, vous le savez bien, n’importe quoi... il suffit que nous nous en préoccupions et nous sommes saisis d’un désir de perfection... d’une peur de ne pas faire tout ce qu’il nous est possible... – Et là, quand l’impulsion qui nous était donnée était si forte, venue de si haut... – Vous lui apportiez même plus qu’elle ne demandait... votre représentant auprès d’elle lui fournissait en abondance... – Jusqu’au moment où nous, les plus vigilants, nous qui sommes le plus vite alerté, nous avons perçu en elle comme un retrait... une contraction... était-ce l’effet de la satiété ? était-ce déjà de l’écœurement ? – Nous rappelons notre délégué... Il vaut mieux ne plus bouger, garder le silence... – [...] –
Tard
le soir seuls entre nous, nous nous concertons... Vous avez entendu comme elle
a dit qu’elle n’aimait pas les vacances... Extraits de "Tu ne t'aimes pas" de Nathalie Sarraute
Remarque : A ce que j’ai
compris, dans ce livre dont je n’ai pas encore fini la lecture, et dans ce dernier extrait
en particulier, le moi est présenté comme une foule, un ensemble d’entités
diverses formant une société représentée auprès des autres par un envoyé, un
délégué, l’un d’entre « eux », pas toujours le même. 4月26日 Petites crèmes et grandes senteursPetites crèmes et grandes senteurs Créer ses propres petits pots, crèmes, laits, huiles, etc… au goût des senteurs préférées du moment, c’est si simple, si peu onéreux, créatif, joyeux, imprévisible, amusant, réconfortant, utile, plaisant ! Les matériaux de base : - Récipients de toutes tailles, formes et matières, de récupération évidemment, à trouver dans sa salle de bains ou sa cuisine ( bouteille vide de lait de toilette, d’échantillons de shampoing, d’huile diverses, de parfums, de produits pharmaceutiques, de gouttes oculaires ou nasales, etc…) - Un lait de toilette bon marché olfactivement neutre ( ou sentant le concombre, mais bon, les gouts et les odeurs, c’est à chacun de voir…) - De l’huile de bonne qualité (argan, amande douce, ou autres, éventuellement huile d’olive) - Des huiles essentielles (pour ma part, j’ai une « trousse » avec eucalyptus ( grand favori), cyprès, géranium, gaulthérie, autres...) bonnes au nez . - De l’eau
Attention : Les huiles essentielles pures sont agressives pour la peau ( et encore plus pour yeux, oreilles, muqueuses !). Elles figurer être en faible proportion de volume dans le mélange final. On peut alors fabriquer toutes sortes de produits finis jamais identiques ni imitables ( sauf peut-être pour des personnes très organisées) pour toutes sortes d’usages ( visage, mains, corps, été, hiver). On fera donc nos crèmes plus ou moins grasses, plus ou moins liquides ( d’où un ajout d’eau à l’occasion) et plus ou moins parfumées. A titre indicatif, une proportion approximative de 50% de lait
de toilette, 30 % d’huile, 5% d’huiles essentielles et 15% d’eau donne une crème onctueuse, fluide
et nourrissante. Il arrive que les premières 48 heures le mélange ne soit pas
homogène ( l’huile flotte), mais après, la « sauce prend ». Usages
et petits plus : -
On peut en avoir un petit flacon dans son
sac ( on ne sait jamais, un malaise est si vite arrivé, et les dames d’autrefois
n’avaient-elles pas leurs « sels » ?)
- Une bouffée de bonne senteur peut parfois remplacer avantageusement un carré de chocolat, ce qui sera meilleur pour la ligne et pour le foie. - On peut en faire de petits cadeaux très personnels. - C’est « éco(lo)nomi(gi)que »
A nos
parfums !
4月19日 Héloïse de Philippe Beaussant"La vie était douce. Personne n’était malheureux autour de moi. Les jours passaient. Il n’y avait rien. On pourrait dire qu’il aurait pu ne rien y avoir, jamais. Qui suis-je, Monsieur ? [...] Peut-être étais-je faite pour que rien ne se passât jamais. Peut-être les moments que j’ai vécus ensuite, oh ! si peu de temps ! ne sont-ils que des accidents au milieu d’une vie qui n’était point faite pour eux. Il m’arrive de penser que les évènements ne changent rien dans un être. Ils ne font que rendre plus fort les défauts ou les qualités des personnes. Vous n’avez pas vécu la Révolution, Monsieur : vous êtes trop jeune. Vous ne savez pas comment les évènements traversent les gens. Un caractère faible ou mesquin, dans les révolutions, devient simplement lâche et mauvais : c’est le même en moins bon. Un homme ouvert devient meilleur. Un esprit vif devient téméraire. On est toujours soi-même : on est seulement obligé de l’être un peu plus. Puis revient le calme et rien n’a changé, si ce n’est justement le sentiment qu’on a de soi, parce qu’il est apparu dans sa vérité, et que parfois on essaie soi-même de l’oublier. Et moi, qui suis-je à soixante ans ? Rien de plus que ce que j’étais à seize... Non, ce n’est pas vrai. Je me trompe."
« Rares sont les romans contemporains qui racontent une histoire d’amour dans un style littéraire élégant et sans jamais céder à la tentation du racolage. Héloïse, qui a reçu le Grand Prix du roman de l’Académie française en 1993, est de ceux-là. » Suite de la critique ici : http://critiques-ordinaires.ouvaton.org/article.php3?id_article=183 dont
l’extrait suivant : « Cette
histoire, qui pourrait sembler assez commune, est rendue singulière par la
prose de Philippe Beaussant dont on se délecte. Le romancier et musicologue
dont la langue est minutieuse ressuscite une société évanouie et use pour la
décrire de mots quelque peu oubliés. »
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