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11月28日

Arithmétique

                     


On m'a dit récemment : "Vous êtes encore jeune, vous avez de la chance". C'était une personne plus âgée que moi qui parlait.




Pourtant, moi je vois bien, et les autres le constatent aussi ( sauf ceux qui me connaissent depuis très peu de temps ), que je n'ai jamais été aussi âgée qu'aujourd'hui !! (?)





Une chose est sûre  : individu ou humanité, on peut encore  é-vo-lu-er !!   A nos outils... !

En douceur...







Des fils, des accords, des cordes (1)


Le tricotis de lettres est la seule image qui ne vient pas de crestock.com, elle vient de là : http://www.jce-larochelle.org/Bout-d-ficelle-art50.html



Le quatrain figure dans "Assassinat d'un garde" de Marcel Cohen :
"Gouvrion rappelait ce quatrain attribué à Alain Chartrier et que, sans doute, connaissait le bailli :
  Quand un cordier..., etc... "





12月6日

Au feu




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Pour illustrer la paix du foyer... un extrait de "La guerre du feu" ( JH Rosny)  :

La vie du Feu avait toujours fasciné Naoh. Comme aux bêtes, il lui faut une proie : il se nourrit de branches, d’herbes sèches, de graisse ; il s’accroît ; chaque Feu naît d’autres Feux ; chaque Feu peut mourir. Mais la stature d’un Feu est illimitée, et, d’autre part, il se laisse découper sans fin ; chaque morceau peut vivre. Il décroît lorsqu’on le prive de nourriture : il se fait petit comme une abeille, comme une mouche, et, cependant, il pourra renaître le long d’un brin d’herbe, redevenir vaste comme un marécage. C’est une bête et ce n’est pas une bête. Il n’a pas de pattes ni de corps rampant, et il devance les antilopes ; pas d’ailes, et il vole dans les nuages ; pas de gueule, et il souffle, il gronde, il rugit ; pas de mains ni de griffes, et il s’empare de toute l’étendue...
Naoh l’aimait, le détestait et le redoutait. Enfant, il avait parfois subi sa morsure ; il savait qu’il n’a de préférence pour personne – prêt à dévorer ceux qui l’entretiennent – plus sournois que l’hyène, plus féroce que la panthère. Mais sa présence est délicieuse ; elle dissipe la cruauté des nuits froides, repose des fatigues et rend redoutable la faiblesse des hommes.

Et un album photos...



11月25日

Essai


Ne rien dire, mais avec des fleurs


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( simple essai de billet, pour voir si je sais encore... et rappeler qu'après l'hiver... le printemps revient )
 


9月23日

Terre


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                  Ce blog aurait peut-être l'idée d'être réensemencé...

Labour à la bourre
Labeur à son heure
Qu'apporte le vent
Des graines et du temps 




5月12日

Tu ne t'aimes pas de Nathalie Sarraute

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        Ce manque de « conscience de soi », cette impossibilité de savoir qui nous sommes, nous fait parfois accomplir d’assez étonnantes performances quand nous nous trouvons en face d’une de ces personnalités conquérantes qui, elle, ne sait que trop bien qui elle est...

        Parmi toutes nos prouesses de ce genre il y en a une ... c’est peut-être la plus belle...

         [...]

        Et elle nous a invités à passer seuls avec elle un mois de vacances.

        Certains ici étaient surpris...

        Certains étaient flattés...

        Vous qu’à tout bout de champ envahit l’humilité vous étiez agités...En quoi avons-nous plus que d’autres mérité ?... Serons-nous à la hauteur ?

         [...]

        On s’était tous mis à trembler... Nos comités se réunissaient en tout hâte, se concertaient... il n’y a pas un instant à perdre... il faut qu’un de nos délégués...Ah mais voilà, quel délégué ? Qui a-t-elle voulu inviter ? Qui désire-t-elle rencontrer ? Qu’attend, qu’espère-telle ?

         [...]

        Mais nous n’étions pas à court pour lui donner ce qu’elle cherchait...Chez nous on peut trouver de tout...il y a en nous tant de rayons avec tant de produits de toutes sortes...

        Nous pouvons fournir à la demande...

         [...]

        C’est que, vous le savez bien, n’importe quoi... il suffit que nous nous en préoccupions et nous sommes saisis d’un désir de perfection... d’une peur de ne pas faire tout ce qu’il nous est possible...

        Et là, quand l’impulsion qui nous était donnée était si forte, venue de si haut...

        Vous lui apportiez même plus qu’elle ne demandait... votre représentant auprès d’elle lui fournissait en abondance...

        Jusqu’au moment où nous, les plus vigilants, nous qui sommes le plus vite alerté, nous avons perçu en elle comme un retrait... une contraction... était-ce l’effet de la satiété ? était-ce déjà de l’écœurement ?

        Nous rappelons notre délégué... Il vaut mieux ne plus bouger, garder le silence...

        [...]

        Tard le soir seuls entre nous, nous nous concertons... Vous avez entendu comme elle a dit qu’elle n’aimait pas les vacances...


Extraits de "Tu ne t'aimes pas" de Nathalie Sarraute

Remarque : A ce que j’ai compris, dans ce livre dont je n’ai pas encore fini la lecture, et dans ce dernier extrait en particulier, le moi est présenté comme une foule, un ensemble d’entités diverses formant une société représentée auprès des autres par un envoyé, un délégué, l’un d’entre « eux », pas toujours le même.
 

4月29日

Jasmin


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étrange comme ce jasmin me rappelle le muguet
même couleur, même parfum
début mai





4月26日

Petites crèmes et grandes senteurs


Petites crèmes et grandes senteurs

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Créer ses propres petits pots, crèmes, laits, huiles, etc… au goût  des senteurs préférées du moment, c’est si simple, si peu onéreux, créatif, joyeux, imprévisible, amusant, réconfortant, utile, plaisant !

 Les matériaux de base :

 -          Récipients de toutes tailles, formes et matières, de récupération évidemment, à trouver dans sa salle de bains ou sa cuisine ( bouteille vide de lait de toilette, d’échantillons de shampoing, d’huile diverses, de parfums, de produits pharmaceutiques, de gouttes oculaires ou nasales, etc…)

-          Un lait de toilette bon marché olfactivement neutre  ( ou sentant le concombre, mais bon, les gouts et les odeurs, c’est à chacun de voir…)

-          De l’huile de bonne qualité (argan, amande douce, ou autres, éventuellement huile d’olive)

-          Des huiles essentielles (pour ma part, j’ai une « trousse » avec eucalyptus (  grand favori), cyprès, géranium, gaulthérie, autres...) bonnes au nez .

-          De l’eau


Attention : Les huiles essentielles pures sont agressives pour la peau ( et encore plus pour yeux, oreilles, muqueuses !).  Elles figurer être en faible proportion de volume dans le mélange final.

 On peut alors fabriquer toutes sortes de produits finis jamais identiques ni imitables ( sauf peut-être pour des personnes très organisées) pour toutes sortes d’usages ( visage, mains, corps, été, hiver). On fera donc nos crèmes plus ou moins grasses, plus ou moins liquides ( d’où un ajout d’eau à l’occasion) et plus ou moins parfumées.

A titre indicatif, une proportion approximative de 50% de lait de toilette, 30 % d’huile, 5% d’huiles essentielles et  15% d’eau donne une crème onctueuse, fluide et nourrissante. Il arrive que les premières 48 heures le mélange ne soit pas homogène ( l’huile flotte), mais après, la « sauce prend ».

 

Usages et petits plus :
 
-          On peut en avoir un petit flacon dans son sac ( on ne sait jamais, un malaise est si vite arrivé, et les dames d’autrefois n’avaient-elles pas leurs « sels » ?)
 -        Une bouffée de bonne senteur peut parfois remplacer avantageusement un carré de chocolat, ce qui sera meilleur pour la ligne et pour le foie.
-         On peut en faire de petits cadeaux très personnels.
-         C’est « éco(lo)nomi(gi)que »

 

A nos parfums !




4月19日

Héloïse de Philippe Beaussant



"La vie était douce. Personne n’était malheureux autour de moi. Les jours passaient. Il n’y avait rien. On pourrait dire qu’il aurait pu ne rien y avoir, jamais. Qui suis-je, Monsieur ? [...]

   Peut-être étais-je faite pour que rien ne se passât jamais. Peut-être les moments que j’ai vécus ensuite, oh ! si peu de temps ! ne sont-ils que des accidents au milieu d’une vie qui n’était point faite pour eux. Il m’arrive de penser que les évènements ne changent rien dans un être. Ils ne font que rendre plus fort les défauts ou les qualités des personnes. Vous n’avez pas vécu la Révolution, Monsieur : vous êtes trop jeune. Vous ne savez pas comment les évènements traversent les gens. Un caractère faible ou mesquin, dans les révolutions, devient simplement lâche et mauvais : c’est le même en moins bon. Un homme ouvert devient meilleur. Un esprit vif devient téméraire. On est toujours soi-même : on est seulement obligé de l’être un peu plus. Puis revient le calme et rien n’a changé, si ce n’est justement le sentiment qu’on a de soi, parce qu’il est apparu dans sa vérité, et que parfois on  essaie soi-même de l’oublier. Et moi, qui suis-je à soixante ans ? Rien de plus que ce que j’étais à seize...

   Non, ce n’est pas vrai.

  Je me trompe."


               L'image “http://byfiles.storage.live.com/y1p5vAKJKZJnYG6CaaLO_zjqpVtzW-wCEfHN2hqjQbYquQJf4lz3y9kzOsWw0Xj8JrmoFsAofRDiM0” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. extrait de  Héloïse de Philippe Beaussant (http://www.mondalire.com/beaussant.htm)

« Rares sont les romans contemporains qui racontent une histoire d’amour dans un style littéraire élégant et sans jamais céder à la tentation du racolage. Héloïse, qui a reçu le Grand Prix du roman de l’Académie française en 1993, est de ceux-là. »

Suite de la critique ici :      http://critiques-ordinaires.ouvaton.org/article.php3?id_article=183

dont l’extrait suivant : « Cette histoire, qui pourrait sembler assez commune, est rendue singulière par la prose de Philippe Beaussant dont on se délecte. Le romancier et musicologue dont la langue est minutieuse ressuscite une société évanouie et use pour la décrire de mots quelque peu oubliés. »

Une agréable lecture et un regard intéressant sur la Révolution.


3月8日

Sept fois femme


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    Je suis une femme. Qu'est-ce qu'une femme?
[...]

 « Qu'est-ce, au fond, qu'une femme? »
[...]

    Vous racontant ma vie, je vais vous faire le cadeau de vous répondre. Car une femme africaine est sept fois une femme :

1. Elle descend en droite ligne de la première d'entre elles, Lucy.
2. Le bas de son ventre excisé et infibulé résume toutes les tortures infligées aux femmes depuis le fond des âges par la meute des hommes.
3. De l'aube jusqu'à la nuit, sans cesse elle travaille tandis que son époux assis sous l'arbre palabre.
4. Plus qu'aucune autre au monde, elle enfante. À croire que son utérus est la meilleure demeure pour la semence masculine.
5. Plus qu'aucune autre au monde, elle jalouse. Sans cesser, bien sûr, de sourire hypocritement à ses rivales concubines.
6. Plus qu'aucune autre au monde, son cul, l'âge venant, atteint des records de circonférence. Déesse souveraine de la graisse, ridiculisant pour toujours les régimes perpétuels de vos maigrelettes compagnes.
7. Plus qu'aucun être humain au monde, les catastrophes l'accablent sans jamais, jamais l'abattre.

    La sept fois femme Marguerite vous offre ses secrets.
    De ce continent qu'est la femme, aussi vaste que profond, aussi divers que mystérieux, vos délicieuses   Françaises n'habitent qu'une région, la minuscule partie tempérée. Et encore, elles n'en effleurent que la surface bitumée, leurs petits pieds mignons bien calfeutrés dans des escarpins hors de prix.
    Si de cet univers infini vous voulez connaître l'entièreté, de l'Est à l'Ouest et du ciel à l'enfer, suivez une  Africaine. Par exemple,
Marguerite, épouse Bâ, née Dyumasi.


Extrait du livre "Madame Bâ" d'Eric Orsenna


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3月7日

La femme, les femmes... qui, où, vers où?


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Savez-vous qu'il y a plus de 100 journées internationales ou mondiales de  quelque chose (un jour sur 3 en moyenne)?
La liste en est ici  : http://fr.wikipedia.org/wiki/Journ%C3%A9e_internationale
ou ici, sur un site consacré aux journées mondiales, et qui les détaille toutes  http://www.journee-mondiale.com/plan.php
Ce sont souvent des thèmes où le bat blesse. Voilà sans doute pourquoi je n'ai jamais aimé cette journée de la femme, que je ressens aussi comme un peu "paternaliste" et condescendante.
Mais ce sont aussi des occasions de réunir des acteurs  du monde,  de parler, parfois d'agir...
En même temps, il ne faut jamais oublier que rien n'est acquis, et que des droits, ça s'entretient, comme n'importe quelle mécanique sujette à maints grains de sable.

Un article  qui en parle de la "fête" de la femme : Edito du 5 mars sur  http://www.ripostelaique.com/

3月6日

"Madame Bâ " de Eric Orsenna

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accueil sur le site de Eric Orsenna :

présentation et lecture du premier chapitre   :        http://www.erik-orsenna.com/madame_ba_oeuvre.php 



Mais pourquoi  parler d'un livre quand il parle  de lui-même?  Je préfère déposer ici quelques extraits.

Je connais votre administration : sa mémoire est aussi méticuleuse et indestructible que celle de nos éléphants.  Alors puisque de toute façon, dans l’un de vos classeurs implacables, vous retrouverez ma lettre, même vieille de trente-neuf ans, autant vous l’avouer, j’ai déjà écrit à un Président de la République française.  Il s’appelait Charles de Gaulle. Et je voulais lui demander de se réconcilier avec Chemin des Dames, mon grand-père. Le dossier doit comporter le récit de cette impudence typiquement margueritienne. J’en assume pleinement les conséquences [...] .

   

-         La parole est comme l’eau Marguerite. Elle aussi rompt notre solitude. Elle transporte toutes les richesses possibles et se faufile sous les carapaces les plus fermées.
-         Il y a des saisons dans la parole ?
-         Bien sûr, il y a des crues. Et des sécheresses. L’eau et la parole : nous sommes de ces deux pays. 


Votre administration me prie maintenant de bien vouloir indiquer le nombre d’enfants qui m’accompagneront. Curiosité et préoccupation ô combien légitime ! Chacun sait les dégâts irréparables que peuvent en un rien de temps causer des gamins mal élevés ou simplement remuants dans un endroit fragile. Et quel endroit plus fragile que votre si vieux et riche pays de France, votre si belle  capitale avec tous ses musées, le Louvre et ses peintures qui  craignent plus que tout des  doigts pleins de confiture, la Bibliothèque Nationale et ses manuscrits enluminés qu’il serait si tentant de continuer à colorier, et je ne parle pas des porcelaines de Sèvres où la plus petite partie de  foot improvisée – vous savez comme ils sont !    risquerait d’entrainer des drames. 


Attention !
Il ne faut pas nous  prendre, nous, les Bâ, pour des apathiques, des abdiquants, des accroupis, des paresseux de l’ambition, des abonnés fatalistes au sable et à la misère.  Nous aussi nous avons mené des batailles pour un Mali prospère. C’était une époque encore joyeuse pour notre continent. Tout le monde l’a oublié aujourd'hui, aujourd'hui que la mode est à l’abandon, mais je vous en donne ma parole : dans ces années-là, l’Afrique avait confiance, confiance en ses forces, confiance en l’avenir,  confiance en elle-même. La vague de fierté, née des indépendances, continuait de nous porter, peut-être de moins en moins forte de semaine en semaine, mais suffisante pour affronter les journées avec appétit. Même chez les gens modestes.

 
... mon père avait oublié une chose.  Ou peut-être avait-il préféré me la cacher, cette chose, cette vérité pénible, j’étais si petite, il voulait m’épargner.  Ce qu’il ne m’avait pas dit et que j’ai découvert, c’est l’originalité de notre continent : le pire a chez nous cette capacité démoniaque d’engendrer de l’encore pire. Un enfant infirme, non content de sa difformité, sera vendu comme esclave.  L’enfant infirme esclave sera contraint de faire la guerre.  L’enfant infirme esclave sous les armes sera blessé, plus tard violé et donc atteint par le sida... Sans aller jusque là, j’allais devoir supporter ma part de fléau. En Afrique, le pire n’a pas de fond.

« La France est blanche : ta peau noire n’y sera qu’une salissure. La France est froide : toi si frileux, tu y grelotterais même en été. La France est grise : les couleurs n’y viennent plus de peur d’être mangées. La France est sourde et muette : un passant, un voisin ne répondent pas quand on leur parle. Tu sais faire les additions ? Blanche + froide + grise + sourde + muette, ça donne quoi ? Calcule bien. Ça donne l’enfer. Tu ne vas pas me dire que tu préfères l’enfer de là-bas aux difficultés d’ici ? »


Récit, récit, calme-toi.
Arrête de galoper.
Rien qu’un instant.

Partout sur terre, l’homme digne de ce nom cache son chagrin. Il porte beau, souvent même il sourit. Comment reconnaître qu’il cache en lui un lac de larmes ? L’enquête est plus facile en Afrique : nous aimons tant vivre ensemble qu’un homme seul et immobile a bien des chances d’être envahi par la détresse.  Un homme seul mais qui marche n’est pas seul, même s’il  chemine au milieu du désert. Il vient de quitter un morceau de sa famille pour rejoindre un autre morceau. En avançant d’un pas puis d’un autre, il tisse. Les tisseurs sont des vainqueurs de solitude.

 

Je sais, j’exagère, ce sont de nombreux et longs extraits. Mais cela ne dispense pas de lire le livre ! Au contraire... De nombreux sujets abordés n’apparaissent même pas dans cette page.



3月3日

Futile... si utile


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« La règle générale est qu’un homme doit essayer d’être toujours joyeux, même s’il lui faut pour cela avoir recours à des futilités. » Rabbi Nachman

 Extrait de « La stratégie du oui » de Denise Desjardins

 
Envie de légèreté, de vacance... de bulle, de lumière, qu'on arrête la Terre pour que la souffrance puisse en descendre...
A défaut, la beauté est là, toujours, partout.
A propos, dans ma promenade d'araignée du matin sur la toile du jour, j'ai rencontré un blog plein, plein  de beauté, mots  et images, c'est ici : http://www.chemindemots.be L'image, du même blog, vient d' ICI


L'image “http://byfiles.storage.live.com/y1p5vAKJKZJnYGpMME0_HgggSGKdhI0jaTDLJjSJgM0765kDKaOxHfdieOhr0hPs2IcZV2pi6fY-L4” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.








2月11日

Veaux, vaches, cochons...

Parce que je suis vachement économe ( de mon temps), j’ai sélectionné seulement quelques exemples « d’économie à deux vaches ». On en trouve d’autres sur internet, ici par exemple :    http://www.fredak.com/joke/vaches.htm.

ANARCHIE: Vous avez deux vaches. Vous les laissez se traire en autogestion.

BUREAUCRATIE  Vous avez deux vaches. D'abord le gouvernement vous dit avec quoi vous devez les nourrir et comment vous devez les traire. Puis il vous paie pour ne pas les traire. Puis il vous prend les deux vaches, en tue une, traie l'autre et jette le lait dans le caniveau. Puis il vous demande de remplir des formulaires pour comptabiliser les vaches manquantes.

CAPITALISME: Vous avez deux vaches. On vous subventionne la première année pour achetez une troisième vache. On fixe les quotas la deuxième année et vous payez une amende pour surproduction. On vous donne une prime la troisième année pour abattre la troisième vache.

CAPITALISME Bis : Vous avez deux vaches. Vous vendez l'une, vous forcez l'autre à produire comme quatre, et vous licenciez l'ouvrier qui s'en occupait en l'accusant d'être inutile.

DICTATURE: Vous avez deux vaches. Les militaires les confisquent et vous fusillent.

LIBERALISME AMERICAIN : Vous avez deux vaches. Vous les vendez pour acheter des parts d'un fond de pension Américain qui investit dans une exploitation laitière en Europe pour la restructurer et "optimiser" son fonctionnement.

MONARCHIE BRITANIQUE : Vous avez deux vaches. Vous tuez une des vaches pour la donner à manger à l'autre. La vache vivante devient folle. L'Europe vous subventionne pour l'abattre. Vous la donnez à manger à vos cochons.

SOCIALISME : Vous avez deux vaches, le gouvernement subventionne l'achat de la troisième, mais vous devez vendre les deux premières pour payer vos impôts.

SURRÉALISME : Vous avez deux girafes. Le gouvernement vous oblige à prendre des cours d'harmonica.




http://byfiles.storage.live.com/y1p5vAKJKZJnYGSOp9G-5I8XGcpct2YRtz4JKMUC13s7x8ORGTwrhuhRdmzoDs96ZVTMu8k6C8u4ac quelques vaches ( deux, trois)

http://byfiles.storage.live.com/y1p5vAKJKZJnYFgyw5Fd0O2xw2QICbVY0mCdBACLav6z-zcMDlJiTnemrDaMuIGkZiSViStJEA_wxc beaucoup de vaches (plus que trois, moi aussi je sais compter!)

2月5日

Océan mer ( ter)


http://byfiles.storage.live.com/y1p5vAKJKZJnYGr7BqZ6n3P4oncbPbqZu75Wo1Qy5GitB9cWGTCz1HaWhFFH5BHnBF6VhkiiNnVUqU

« ...la partie que cet homme vêtu de noir s’apprête à jouer contre la maladie rampante et insaisissable d’une petite fille trop fragile pour vivre et trop vivante pour mourir, maladie imaginaire mais qui a quand même son ennemi, et cet ennemi est monstrueux , une médication risquée mais fulgurante, absolument insensée, quand on y pense, au point que l’homme de science lui-même baisse la voix, à l’instant où, sous le regard immobile du baron il prononce son nom, juste un mot, un  seul, mais qui sauvera sa fille, ou alors la tuera, mais plus vraisemblablement la sauvera, un seul mot, mais infini à sa manière, et magique, aussi, d’une intolérable simplicité.
- La mer ? »







1月28日

Océan mer (suite-extraits)


L'image “http://byfiles.storage.live.com/y1p5vAKJKZJnYFdaruOhUuwTxkULSXphsw8cQIUnvMhdZNwcHeUgVSRWMub4oy_iohLkXKkGoT5A_A” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

« Posée sur la corniche ultime du monde, à un pas de la fin de la mer, la pension Almayer laissait, ce soir-là encore, l’obscurité réduire peu à peu au silence les couleurs de ses murs : et celles de la terre toute entière et de l’océan tout entier.  Elle semblait – posée là, solitaire – avoir été oubliée. Comme si une procession de pensions, de tous genres et de tous âges, était passée un jour par là, longeant la mer, et qu’une d’entre elles se fût détachée du groupe, fatiguée, et, se laissant dépasser par ses compagnes de voyage, eût décidé de s’arrêter sur cette ébauche de colline, cédant à sa propre faiblesse, penchant la tête et attendant la fin. Telle était la pension Almayer. Elle avait cette beauté que seuls peuvent avoir les vaincus. Et la limpidité de ce qui est faible. Et la solitude, parfaite, de ce qui s’est perdu. »

« Il aurait pu se passer n’importe quoi, à cet instant-là. Vraiment, il y a des instants où l’enchaînement logique omniprésent des causes et des effets craque, pris au dépourvu par la vie même, et  descend dans le parterre, se mêlant au public, laissant sur scène, sous les projecteurs d’une liberté vertigineuse et soudaine, une main invisible pêcher dans le giron illimité du possible, et, entre les millions de choses, n’en laisser advenir qu’une seule. »



L'image “http://byfiles.storage.live.com/y1p5vAKJKZJnYEuPBeKn-rIoRGeSRpSeCf12FqeCS15i7qmvFDxgQCyf1O0GHOlfxefaZqs3drcSSc” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Océan Atlantique ( commun à la Bretagne et au Maroc  ;))

Extraits de « Océan mer » de Alessandro Baricco.
Peut-être connaissez-vous cet auteur sans vous souvenir de son nom, pour avoir lu "Soie".


1月27日

Océan mer de Alessandro BARICCO


http://farm3.static.flickr.com/2300/2102335639_99742424fe.jpg image du site http://www.zenbougie.com/

"M’écoutez-Vous
mon Bon Seigneur ?
Ce n’est pas tant
Vous demander
que Vous demander si.
Pas offensant
d’espérer que.
Pas une sottise
d’imaginer que Vous.
D’ailleurs c’est juste une prière,
une autre façon d’écrire
les parfums de l’attente.
Ecrivez Vous-même,
où Vous le voulez,
le chemin que j’ai perdu.
Un signe suffira, quelque chose,
une toute petite rayure
sur la vitre de ces yeux
qui regardent sans voir,
et je la verrai.
Ecrivez
sur le monde
un seul mot
écrit pour moi,
et je le lirai.
Froissez
même juste un seul instant
de ce silence,
et je l’entendrai.
N’ayez pas peur,
je n’ai pas peur, moi.

Et que s’envole cette prière
avec la force des paroles
loin de la cage du monde
et jusque on ne sait où.
Amen."
   

J’ai beaucoup aimé ce livre, qui contient des styles très divers autant que ses personnages,
et je pense revenir ici ces prochains jours déposer d’autres extraits.

Un lien, une critique : http://pagesperso-orange.fr/mondalire/ocean.htm




1月11日

Nouvelle année

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photo prise en Alsace

...Puisses-tu choisir ce qui va élargir et non rétrécir ton cœur, ton mental et ton existence,

...Puisses-tu choisir ce qui va approfondir et non étouffer ton cœur, ton mental et ton existence,

...Puisses-tu choisir ce qui va te faire avancer en dansant et non plus en trainant la jambe ou en somnolant.

Clarissa Pinkola-Estés ( La danse des grand-mères)



12月18日

Bécassine Plumine

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                       Bécassine n'est pas un modèle d'astuce ou d'adresse...                                   Quand tout est cassé,  elle fait son baluchon.


      

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                          Elle se paie des vacances... explore le monde, escalade  les montagnes, à défaut de les déplacer! Pas si maladroite, finalement...



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Plumine est seulement mon pseudo, mon vrai nom est Bécassine.
C'était du moins mon surnom de petite fille.

Dommage qu'on ne m'ait pas surnommée Cléopâtre, mon nez en aurait été encore plus long!


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Bécassine Plumine vous souhaite de très belles fêtes !!!
Et vous dit : A bientôt